A propos des Maine-Coons en 1903 Picture

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Le texte qui suit est extrait d'un chapitre de l'œuvre de Francis SIMPSON, "Le Livre du Chat", paru en 1903. Néanmoins ce chapitre a été écrit par une américaine du nom de F.R. PIERCE. Les photos sont également tirées de ce même livre.

Ulrika Olsson, 2003

Les chats du Maine

Aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours eu entre un à plusieurs chats à poils mi-longs de cette variété souvent appelée les chats du Maine. Quant à déterminer comment et d'où ils sont venus, je dirai - comme Topsy - qu'ils ont tout simplement "poussé" car leur apparition remonte à bien plus loin que la mémoire du plus vieil habitant du Maine.

Tobey

Notre propre cercle familial n'a jamais été complet sans un chat ou plus - pas toujours des chats à poils mi-longs, même si cette variété a toujours eu une place de choix. Dès 1861, conjointement avec mon jeune frère, je possédais un magnifique chat noir à poils mi-longs piqué de blanc; il a porté pendant de nombreuses années le remarquable nom de "Captain Jenks of the Horse Marines". Je n'ai aucun souvenir du commencement de son histoire ou de son apparition dans notre vie. Cependant j'imagine que ces chats sont venus dans le Maine à peu près de la même manière et à peu près en même temps qu'ils sont apparus en Angleterre.

Les gens du Maine les ont depuis si longtemps qu'il est difficile de susciter chez eux beaucoup d'enthousiasme à leur sujet. Les gens d'ici sont comme tout le monde: ce qui les passionne le plus sont les choses qu'ils connaissent le moins.

Ce n'est qu'après que cet engouement pour les chats à poils mi-longs a frappé la Côte Ouest qu'ils ont commencé à songer à vendre leurs chats; les meilleures bêtes étaient offertes à leurs amis les plus chers. Quand je pense au nombre de beautés que l'on m'a données lors de mes visites de courtoisie du fait que je m'étais montrée gentille avec eux, cela me fait regretter le bon vieux temps où ces chères petites bêtes n'avaient pas de prix "malgré leur incroyable valeur".

Je pense que le premier fait vraiment marquant dans le monde félin et qui eut un impact profond et permanent sur moi se produisît en 1869 lorsque pour la première fois je vis une paire de chatons Persans aux yeux bleus qui avait été débarqués, hors taxe si on puit dire, dans la poche d'un ouvrier qui venait d'effectuer des réparations sur un navire étranger qui avait jeté l'ancre dans le port de la ville après un violent orage.

Alors que M. P---- un grand amoureux des chats - effectuait des réparations à bord du navire, il fut saisi d'admiration pour un magnifique Persan blanc, qui avait une portée de chatons, appartenant au cuisinier du bâtiment et qui lui en donna une paire. Ils grandirent et furent élevés avec le plus grand soin, la femelle s'avérant avoir une fourrure de bien meilleure qualité. Cependant les femelles n'étaient pas très prisées à l'époque.

Ils furent tous les deux gardés deux ou trois ans afin d'obtenir un beau mâle comme futur étalon. On m'a dit que toutes les femelles, en revanche, furent tuées, mais les propriétaires furent enfin récompensés et par la suite la paire d'origine fut envoyée vivre à la campagne chez de la famille. Dès lors, des chatons blancs à poils mi-longs se mirent à surgir dans les endroits les plus inattendus. Par moment ils apparaissent puis sont prêts de disparaître faute de soin dans leur élevage, mais malgré cet inconvénient ils se présentent fréquemment avec ce même type magnifique.

J'ai possédé un très beau specimen du nom de "Dot", qui est devenu un chat de concours renommé et qui est issu de cette lignée, à peu près 11 ans après que les chatons ont débarqué. Je pense qu'il était presque un aussi beau specimen de Persan que le mâle qui était issu des chatons d'origine. Ils étaient tous les deux des champions à la même époque, à la différence près que "Baba" (ou "Babie") était d'un âge avancé alors que "Dot" était dans sa prime jeunesse. Nous ne songions pas au pédigré alors, mais seulement à qui avait le plus beau chat.

A l'époque "Baba" appartenait à Mme Mason (ex Mme Philbrook) et il gagna la coupe sur tous les autres chats du concours de Boston. "Dot" n'était pas à l'exposition de Boston mais il fut le premier de sa catégorie à celle de Bangor, dans le Maine, qui se tenait à peu près au même moment.

"Dot" avait été envoyé à l'exposition de Bangor pour faire plaisir à Mme Robinson, propriétaire de "Richelieu", et qui en avait la gestion, et ce sans avoir la moindre pensée de gagner. Il rapporta à la maison un magnifique beurrier en argent, minutieusement gravé, qu'on a gardé près de dix ans avant de le donner au cuisinier. Oh si seulement je l'avais maintenant pour que sa photo puisse illustrer ces pages!

Blue Danube

De part son intelligence et son caractère affectueux "Dot" était de loin un chat exceptionnel. Je n'ai jamais vu son égal. Bien qu'il ait été sourd, tous ses autres sens étaient si bien aiguisés qu'on se rendait à peine compte qu'il ne pouvait pas entendre. Il réagissait au moindre geste et se tenait toujours prêt à répondre à notre appel. Il était fier de sa beauté et ne manquait jamais, lors des réceptions de sa maîtresse, de parler à chaque personne présente avant de prendre sa place à la fenêtre.

Une fois, des employées de bureau qui passaient chaque jour devant notre maison pour se rendre au travail nous dirent que "Dot" avait l'habitude de se tenir près du portail à sept heures du matin pour les saluer et leur faire signe de son plumet. Toutes s'arrêtaient pour lui caresser la tête et lui dire "joli chaton" avant de poursuivre leur chemin. Il faisait alors sa roulade matinale sur la pelouse et était prêt pour son petit déjeuner.

Sa bienveillance et sa gentillesse vis à vis des chats de condition inférieure s'était manifestée lorsqu'il avait gardé un chat deux hivers durant; son "protégé" était l'exemple même du chat abandonné aux yeux tristes (un oeil abîmé et l'autre définitivement fermé, sans guérison possible), l'esprit totalement brisé par le manque de soin et d'attention. Dès que le temps commençait à fraîchir, "Dot" faisait entrer tous les matins son triste ami dans la cuisine puis réclamait son petit déjeuner, s'asseyait à l'écart sur le paillasson pendant ce temps et, avec la plus grande satisfaction - qu'il exprimait en chanson - il regardait le vagabond manger son repas. Où gardait-il son ami lorsqu'il ne prenait pas son repas, nous ne le savions pas. Il était invisible.

Il excellait aussi dans l'art du voyage, se livrant à de courtes mais néanmoins nombreuses expéditions. Lorsqu'il était avec moi, il dédaignait le panier, préférant s'asseoir sur le siège et regarder par la vitre, ce qui par là même amusait beaucoup les autres passagers du fait des privilèges inhabituels de ce chat voyageur.

. Il développa en outre un goût singulier pour l'eau et il s'asseyait souvent sur le banc du jardin pendant les grosses averses, tandis que ses pitreries lors des chutes de neige étaient des plus distrayantes.

Tout bien considéré, je n'ai jamais eu un aussi bon compagnon félin. Nous l'avons laissé partir dans les terres éternelles à l'âge de dix ans.

J'aimerais dire quelques mots à propos des expositions félines américaines. On entend continuellement dire, ou on voit écrire par les clubs et ceux qui débutent dans le monde félin, que "la première exposition féline jamais tenue dans ce pays", etc, eut lieu, dirons-nous toujours selon eux, il y a trois ans de cela. Certes, c'est vrai en ce qui concerne les clubs, mais de grandes expositions félines étaient tenues de façon spasmodique dans toutes les grandes villes de l'Est - ainsi que dans quelques petites - depuis les années 70.

J'ai une photographie de "Richelieu", appartenant à Mr Robinson de Bangor, dans le Maine - chat qui avait été nominé premier de sa classe à Boston, New-York et à Philadelphie avant 1884 - prise lorsqu'il fut présenté à Bangor, Maine, à une exposition rassemblant les 100 meilleurs chats. C'était un silver tabby, ou bleu tabby, avec un marquage très léger. Il avait à peu près 7 ans à l'époque et pesait dans les 8 kilos. C'était, comme le montre la photo, une variété de chat plutôt rustique; un chat des rues.

Je ne connais rien sur le début de son histoire, mais son propriétaire était atteint de la "philomania" féline - à un stade bien avancé - et il voyageait de ville en ville pour montrer son chat, un peu comme nous le faisons tous maintenant, vingt ans plus tard.

A l'époque, le Maine, près de la côte, était riche en beaux spécimens de chats à poils longs. C'était avant qu'ils ne commencent à les vendre. Je songe notamment à leurs brown tabbies.

On entend souvent les gens qui ne les connaissent pas dire que les chats du Maine sont maladifs et qu'ils ont des vers; et je dois bien l'admettre qu'ils meurent quelquefois comme les autres chats; mais voici un chat qui n'est pas mort avant d'avoir bien rempli ses 17 longues années.

A la page 329 se trouve une photo de « Léo », un brown tabby né en 1884 et mort en 1901, présenté à Mme Persis Bodwell Martin, d'Augusta, Maine, par Mme E.R. Pierce lorsque le matou avait 6 mois.

Il vécut une vie de luxe et d'aisance ; sa maîtresse lui servant elle-même ses repas dans la grande salle du haut, où il choisît de passer son temps durant les dernières années de sa vie.

Leo

Si je puis me permettre, je vous demanderais de comparer la photo de "Léo" et de n'importe quel brown tabby de pure race: tout d'abord la couleur du museau, la longueur du nez, la taille et la forme des yeux, la largeur du front, la taille des oreilles, la longueur des poils dans les oreilles et sur la tête. Au niveau du marquage sur le corps, "Léo" serait supplanté du fait que ses poils étaient tellement longs que le marquage était en quelque-sorte moins discernable.

Ils ont eu dans le Maine quelques brown tabbies magnifiques. Durant l'été 1900, j'y ai emmené "Maxine" - la mère de "Young Hamlet" qui a détrôné son père "Prince Rupert" la première année où il fut présenté. Elle était - ou est - très proche du type de la lignée "King Humbert", bien qu'elle n'ait aucun pedigree d'aucune sorte. C'est l'un des secrets de Dame Nature de produire, de temps à autre, ces beaux types.

J'ai devant moi la lettre d'une de mes contemporaines, une dame du Maine, qui est des plus intéressantes.

Je vais d'abord expliquer que le Maine à l'époque était l'un des états les plus importants en construction navale dans l'Union; les habitants des petites et grandes villes portuaires étaient souvent maîtres de leurs propres palaces flottants et prenaient leurs familles avec eux lorsqu'ils partaient à l'étranger. Ils faisaient partie du beau monde social de bien des villes, comme il y en a dans l'armée ou dans le cercle officiel d'autres milieux.

Mrs. Thomas, to whose letter I refer, was the daughter of the late Captain Stackpole, who commanded his own ship for many years, taking his wife and little daughter with him. That was before our Civil War. She says: - "I was always very fond of cats before they had to have a pedigree. In my younger days, en route for California, we stopped at Juan Fernandez, and I got a little wild cat.

"Later on, when in Europe, I got a Manx cat from the Isle of Man ; it was a great curiosity, and not considered very handsome, with its bob-tail, and hind legs so much longer than the front ones. It came to an untimely end by running up a flue, and was smothered to death.

"The wild cat did not flourish on condensed milk, and lived but a short time. Bad luck has followed me right along, but I keep right on like an old toper, and don't know enough to stop."

In writing of her own cat, the mother of "Swampscott,'' she says: - I cannot tell you much about my cat's pedigree - only that her great-grandfather was brought to Rockport, Maine, from France ; he was a blue-eyed white.'' This line of whites, while in the same locality, are quite distinct and unrelated to the first whites mentioned, of which "Dot" was given as a type. But her reference to her early exploits with Manx cats clears the air as to how these different varieties first got root in Maine. This instance is only one in many where pets of every variety were bought in foreign ports to amuse the children on shipboard ; otherwise, as in one case I can call to mind, the children would make pets of the live stock carried to supply the captain's table with fresh meals - chickens, lambs, etc. - until it would be impossible to eat the little dears after they were served by the cruel cook.

Therefore birds of plumage and singers, cats, dogs, and even monkeys, found their way to nearly all the coast towns - many more in the past than at this time, when sailing vessels have passed their usefulness as money-making institutions, and those that do go out are not commanded by their owners ; paid captains, as a rule, cannot take their families with them, and the supply of cats from that source has been cut off for many years, so those we find there now can safely be called natives.

Yellow

Up to this point I have been writing of the cats of the long, long ago, and perhaps only interesting to myself, being as full of pain facts as Gradgrind. Before coming down to some of the fine cats of the present day, I will say that I am told by an eye-witness that on a little island quite well off the coast which is inhabited by only three families, and where a few gentlemen have a quiet nook to fish in summer, they found pure white Persian cats with the most heavenly-blue eyes. So far as is known, no other cats are on the island. I had the promise of a pair last year, but cruel fate had visited them in their sheltered nook, and the kittens that year died. The promise still holds good, and I do not want to believe it a "fish story.'' Time alone can finish it.

I really know nothing of the cats that are said to be found on the islands ; but no doubt they are much the same as those found all along the New England coast.

For a long time the long-haired cats seemed to be confined mostly to the coast towns and cities ; but the giving their best to "their sisters and their cousins and their aunts" have spread them inland, as well as scattered them over nearly every State in the Union. They thrive as well as any other long-haired cat. No doubt they do still better in Maine, but the difference comes from the fact that they have the freedom of living a natural life, without dopes or over-coddling. Their offspring are beautiful, because they are from their own choosing, and not from compulsory mating - often distasteful, no doubt.

About 1895 or 1896 the cat fad struck the Middle West. The time was ripe for its development. The high, the low, the rich, the poor have all felt its force, as the real love of animal pets is no respecter of persons, and this fancy has made the whole world kin.

A few people who had never seen a cat show in their native land "go across," attend a cat show, or pick up a cat at a bargain on the streets of London ; They "fetch" it home, and, lo! their neighbour has seen something very like it while at their summer home on the coast of Maine. The fad is contagious, and if they have the fever running very high they send back east to their "handy-man" to get them a long-haired cat, and these cats become popular. Clubs are formed to discuss points and exchange knowledge, shows become a necessity, large premiums are offered, numerous valuable specials become a feature, cats must be found to fit them, the home market at a low figure is looked over, many Attic treasures are brought out, and have often tipped the scales in favour of the Yankee cat. We all turn green with envy. Before another show we must import a ready-made winner at any cost! In the meantime, the demand for the home-grown article is increasing, and prices are getting much inflated, the dealers in large cities keeping their buyers busy in the New England field during the fall and winter months. But the stock of kittens has been looked over by the summer residents or visitors ; the real cream disappeared with the first frost to some winter homes in the big cities ; the dealers get what is left at almost any price they please to pay, many of the specimens being indifferent, and some, no doubt, mongrels.

In the last few years I have known less of the Maine cats, except through the shows and a few that I have owned myself, which have not been shown much or proved remarkable in any way ; but among the gems that have shown out with more or less brilliancy when on the bench we find "Cosie,'' a brown tabby, taking first and special for best cat in show in New York, 1895. Mrs. Lambert brings out "Patrique" in New York in 1896 - blue, and a nice one.

"King Max" - first brought out by Mrs. Taylor - won in Boston first in 1897-98 99, only to be beaten by his sire "Donald" in 1900.

Mrs. Mix has shown a fine Persian type from Maine called the "Dairy Maid." I believe she has also "Imogene," from the same place - a tortoiseshell.

Mrs. Julius Copperberg's "Petronius," of whom we all expected great things, was from a line of creams coming well down from a fine cream brought from some Mediterranean port by one Captain Condon about fifteen years ago. I have secured for friends several kittens from his cat's descendants, which are now somewhat scattered, but all showing great strength, form, bone, and sinew.

Mrs. Chapman's "Cusie Maxine" - a fine type of brown tabby, dam of "Young Hamlet," who won over his sire "Prince Rupert" - was also a Maine cat. Mr. Jones, of The Cat Journal, has from time to time had some fine brown tabbies of the Maine stock, winners at some of the larger shows.

A fair representative of the whites, who has acquitted himself well at the various shows in competition with large classes, is "Swampscott,'' owned by Mrs. F. E. Smith, of Chicago. He comes from Mrs. Georgia Thomas's white cats at Camden, Maine, his maternal great-grandsire coming from France.

"Midnight" - a younger black cat, winning second it Cincinnati to a cat from New Hampshire in better coat, and second in Chicago in 1901 in large classes - has since become a gelding and pet of Mrs. J. J. Hooker, of Cincinnati. He comes from a line of blacks owned by a retired sea-captain named Ryan, who had at one time four generations of black cats. They loved their cats like babies, and for years looked for people suitable to give their kittens to. I have been the flattered recipient three times in the last dozen years of these beautiful black diamonds.

Hennessy

"Antonio,'' a gelding, now owned by Mrs. A. B. Thrasher, of Cincinnati, Ohio, is also a fine representative of this stock. See photograph. In the last few years, since cats there are at such a premium and old age getting nearer every day, these good people have hardened their hearts, and now sell like others to the highest bidder.

I can also think of "Peter the Great," a neuter cream and white, owned by Mrs. Carl Schmidt, shown at Detroit, Michigan, 1901. Also "Black Patti" - originally owned by Miss Ives - and "Rufus," both Maine cats, now owned in Detroit, and winners in some of the Middle West shows ; and many, many other winners whose place of nativity is a sacred secret with their owners, which we will not wilfully expose to public gaze until our native cats have been accorded the place that is due to them.

I would like to tell you of some of the handsome geldings in Maine. No cat is too good for a pet with them. They may be seen on nearly every lawn or stoop ; but as that is a little out of the province of this story I will only describe one - a beautiful smoke owned by Dr. and Mrs. E. A. Wilson at their beautiful home in Belfast, Maine. He is now ten years old ; his mask and feet are black, or nearly so ; his hair is very dark, rather brownish at the tip, but as white as snow at the skin. I have begged them to show him at Boston or New York. The answer is always the same: "Not for any amount of money or prizes. 'Tags' wouldn't like it ; he would be unhappy. Wouldn't you, 'Tagsie'?

The smokes have not been well developed there yet. In a letter lately received in regard to that variety, I am told that one of the regular agents said he found only about one in 200. The silvers and chinchillas are not common. The strong coloured predominate, whites, blacks, blues, orange, and creams, tabbies also being well divided and distributed along the coast, and for quite a distance back, perhaps sixty miles or more ; but I have not known of their appearing to any extent in the northern portion of the State, which is less thickly settled.

Having had this fancy from my infancy and before it became a fashion, I took kindly to all the new developments. I have since had some experience with imported and kennelbred cats, and from time to time had opportunities of seeing the best we have in our shows, and I fully believe that cats that have their freedom, as most of the Maine cats have for the greater part of their lives, are healthier than kennel cats can be. The cool climate and long winters, with clean air full of ozone, is what is needed to develop their best qualities, and, with a few years of careful breeding for types, they would be able to compete quite successfully in an international cat show.

F. R. PIERCE.